La Mort d’Alain Resnais est Faite

Source de l’information: Rivarol

L’Union Européenne, et la France en particulier, ressemblent décidément de plus en plus à l’URSS. Comme l’avait remarqué l’ancien dissident soviétique Vladimir Boukovski : « je viens de votre avenir, et ça ne marche pas ». L’URSS avait ses artistes officiels, reconnus, se distinguant surtout par la pureté de leur idéologie, plutôt que par leurs apports authentiques à l’Art. Lors des décès, les hommages officiels se multipliaient, sans une note discordante. A la mort d’Alain Resnais (1922-2014) pleuvent également les hommages dithyrambiques. RIVAROL tient à davantage d’honnêteté que le Système : Alain Resnais aurait-il donné des contributions majeures au 7e Art, quitte à reconnaître son fond idéologique détestable ? Non, il reste loin du génie formel d’Eisenstein, ou même de la vis comica parfois déployée par Gérard Oury ; dans sa filmographie abondante, rien de saillant. Les thuriféraires officiels louent particulièrement sur le plan artistique Hiroshima mon amour (1959) et L’année dernière à Marienbad (1961). Ces deux œuvres constituent des exemples majeurs de la confusion, imposée par les critiques distingués du cinéma à peu près à cette époque, entre ennui profond et génie artistique, ce qui n’est pas notre point de vue ; lorsqu’il ne se passe rien à l’écran, tout serait à découvrir dans la profonde contemplation des regards interminables des personnages, la fine exégèse de dialogues absurdes, dont il y aurait lieu de découvrir un sens caché hautement philosophique, etc. Hiroshima mon amour évoque en outre une liaison aussi immédiate, torride qu’absurde entre un Japonais et une Française, donc une rencontre interraciale, entre deux êtres mariés et chargés de famille par ailleurs évidemment, ce qui plaît particulièrement aux chantres de l’amoralisme, ainsi que le fait qu’il s’agisse d’une adaptation de la sulfureuse romancière Marguerite Duras dont le regretté Pierre Desproges disait : « Elle n’a pas écrit que des conneries. Elle en a aussi filmé ». Alain Resnais témoigne dans le cinéma de l’absurdité du prétendu Art contemporain, un peu l’équivalent de ce qu’est l’abstraction pour la peinture. Il n’a d’ailleurs sagement commis que ces deux œuvres expérimentales, se contentant pour le reste d’une masse inégale de comédies légères, dont certaines réussissent péniblement à émerger au milieu de la nullité ambiante — payée avec nos impôts bien sûr — comme On connaît la chanson (1997), probablement la meilleure. De là à crier au génie, il y a tout de même un gouffre. Surtout, et c’est ce qui explique largement le degré d’enthousiasme dithyrambique du Système, Alain Resnais a réalisé le court-métrage documentaire Nuit et Brouillard (1955), dénonçant en une demi-heure la Shoah et ses « neuf millions de morts » — « neuf millions de morts hantent ce paysage » est-il dit dans le film —. Le caractère bref de Nuit et brouillard a assuré son succès, à opposer sur ce seul point à l’interminable Shoah de Lanzmann (1985, 613 minutes, soit un navet de plus de 10 heures), assez peu regardée dans son intégralité. On s’en doute, Nuit et Brouillard est au programme de l’Education nationale, et est obligatoire en classe de 3e ; en fin de collège, nos chères têtes de moins en moins blondes ne connaissent plus ni Louis XIV, ni Napoléon, ni a fortiori Saint Louis, Charlemagne et Clovis, mais la Shoah, en principe, sera bien connue. Le bourrage de crâne n’attend pas. Nous ne nous associerons donc pas au chœur des pleureuses. Nul doute que dans les semaines ou les mois à venir des rues et des places porteront le nom d’Alain Resnais, lequel aurait tout à fait sa place au Panthéon des imposteurs et des mythomanes. Ajoutons enfin que Resnais n’a pas du tout résisté pendant la guerre. A cette époque il a simplement exercé son métier d’acteur ; curieux pour un homme qui vomissait sur Vichy ! Resnais n’a commencé vraiment à résister, avec une énergie remarquable, refusant toute compromission, qu’en 1955. C’est un résistant non de la onzième mais de la treizième heure !

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