Il Faut Gagner Honnêtement sa Vie

« Mon idée était d’entrer dans le premier magasin de liqueur, de fracasser la tête du patron avec une brique et de retirer le fric du tiroir-caisse. Henri n’était pas d’accord avec ça. Il disait que nous ne devrions pas employer de méthodes contradictoires avec nos buts. Si nous voulons que le public commence à nous soutenir, nous ne devrons pas être considéré comme un vulgaire gang de criminels, en opposition avec toute la hauteur de nos aspirations. Pire encore, nous risquons en définitive d’avoir la même piètre opinion de nous. Henry prend en compte chaque terme de notre idéologie. Si quelque chose n’est pas conforme, il ne voudra pas y prendre part. Dans un sens ça semble inapplicable, mais je pense qu’il est dans le vrai. C’est seulement en plaçant notre espoir dans une foi ardente, nous guidant jour après jour, que nous maintiendrons la force morale nécessaire pour affronter les obstacles et les épreuves face au mensonge. Quoi qu’il en soit Henry me convainquit que si nous devions attaquer des magasins de liqueurs, nous devions le faire de façon socialement consciente. Si nous devions ouvrir le crâne de certains à coup de brique, ils devaient le mériter. Nous avons superposé la liste les magasins d’alcool figurant dans les pages jaunes de l’annuaire téléphonique, avec une liste des membres du Conseil des Relations Publiques de Virginie du Nord. Cette dernière nous avait été transmise par une fille que nous avions envoyé faire du travail bénévole pour eux. A la lumière de cette comparaison, nous avons jeté notre dévolu sur la boutique des Vins et Spiritueux Berman. Le propriétaire répondant au doux nom exotique de Saul Berman. Il n’y avait pas de brique à portée de main, alors nous nous sommes munis de massues, confectionnées avec d’énormes barres de savon disposées dans de grosses chaussettes de laine. Henry portait également à la ceinture un couteau dans son étui. Nous nous sommes garés à un pâté de maisons et demi des Spiritueux Berman, à l’angle d’une rue. Lorsque nous sommes entrés, il n’y avait pas de client. Un noir était à la caisse et surveillait le magasin. Henry lui demanda une bouteille de Vodka placée sur une haute étagère derrière le comptoir. Quand il s’est retourné, je lui ai balancé ma « massue » sur la base du crâne. Il s’écroula silencieusement au sol et demeura sans connaissance. Henry vida calmement le tiroir-caisse ainsi qu’une boîte à cigares contenant de nombreux billets. Après être sortis, nous nous sommes dirigés vers la voiture. Nous avions récupéré un peu plus de 800$. Cela avait été incroyablement facile. A trois magasins de là, Henry stoppa net et pointa son index vers la devanture « Délices Berman ». Sans un instant d’hésitation, il ouvrit la porte et entra. Mu par une soudaine et téméraire impulsion, je le suivis sans tenter de le retenir. Berman en personne se tenait derrière le comptoir, dans le fond de la boutique. Henry l’attira en lui demandant le prix d’un article placé dans la vitrine, que Berman ne pouvait voir depuis sa place. Lorsqu’il est passé devant moi, je lui ai cogné l’arrière de la tête le plus fort possible. J’ai senti la barre de savon s’écraser sous la violence du coup. Berman tomba en hurlant de tous ses poumons. Puis il s’écroula sur le sol de la boutique en gueulant si fort qu’il aurait pu réveiller les morts. J’étais complètement calme face à ce vacarme et restais imperturbable. Ce n’était pas le cas d’Henry. Il sauta sur le dos de Berman, le saisi par les cheveux et lui trancha la gorge, d’une oreille à l’autre d’un mouvement vif. Le silence retomba en une seconde. Alors une grasse et grotesque femme, d’une soixantaine d’années — certainement l’épouse de Berman — sortie du fond de la pièce et se précipita sur nous en émettant un hurlement strident, un couperet à viande à la main. Henry pivota dans sa direction et lui balança, sans la moindre hésitation, un gros bocal de pickles kasher. Elle s’effondra dans un mélange de pickles et de verre brisé. Henry récupéra alors le contenu de la caisse, chercha une autre boîte à cigares, la découvrit et prit les billets. Je suis sorti de ma torpeur et j’ai suivi Henry vers l’entrée, quand soudain la grosse femme se remis à hurler. Henry dut m’attraper par le bras pour courir jusqu’à la voiture. Cela ne nous a pas pris plus de 15 secondes pour y arriver, mais cela me parut 15 minutes. J’étais terrifié. Il m’a fallu plus d’une heure pour arrêter de trembler et retrouver suffisamment de contrôle de moi-même pour parler sans bégayer. Quel terroriste! Toutefois nous avions 1426$ — soit suffisamment pour acheter des commissions pour nous quatre pendant plus de deux mois. »

Andrew McDonald (William Luther Pierce) – « Les Carnets de Turner »

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